lundi 16 février 2009

La naissance de Jeanne...

Mercredi 4 février, nous allons le midi pour le monitoring de contrôle. J’ai 8 – 5 de tension, le col s’est un peu raccourci mais rien de flagrant. Les sages-femmes me conseillent de bien manger et de me reposer.

Comme je ne sens toujours rien venir, nous allons au cinéma. Le film dure 2h30 ; je passe les contractions avec mon sifflet. On se couche vers minuit. Et trois quart d’heure plus tard, je me réveille à cause d’une contraction vraiment costaud.
Je file au toilette, j’ai l’impression qu’il y a du liquide aussi. Bon, pas de panique, j’attends la prochaine et je note l’heure. Elle arrive environ un quart d’heure plus tard. Ces contractions sont fortes, elles sollicitent le bas de mon dos et me donne envie d’aller à la selle. Je me demande si j’ai pas tout simplement la diarrhée.
Je me recouche en attendant la prochaine, qui ne tarde pas à venir. Boudiou, que ça travaille ! Je décide finalement de réveiller mon mari, une demi heure après moi.
Je l’appelle et lui dis simplement « Elle arrive ». Je suis toute émue de prononcer cette phrase.

On passe les contractions ensemble. Elles sont trop douloureuses en restant allongée sur le côté. Je me mets à quatre pattes sur mon tapis de gym et Tom me frictionne les reins. D’autres fois je me mets sur les toilettes et me balance.
J’ai toujours l’impression de perdre un peu de liquide à chaque contraction. Vers 3h du matin, je me décide finalement à appeler la maternité pour leur demander leur avis. Ils me disent de venir. Ca m’ennuie un peu car je n’ai pas envie d’y aller pour une fausse alerte. On prépare alors toutes les affaires, Thomas se rase pour recevoir sa fille avec douceur. Je me prépare une tisane clou de girofle-cannelle comme l’a conseillé Chantal. Je fais un peu de ballon.
Au moment de partir, nouvelle contraction. Elle me fait vomir. Hop, un bonbon et nous partons à la maternité. Tom m’y dépose et trouve une place juste en face.
Les sage-femmes nous accueillent, on dirait qu’on vient de les réveiller !
Elles me disent de m’installer mais j’ai une contraction qui me cloue sur place ; j’essaie de la faire passer en me balançant. On me pose ensuite un monito dans la salle de pré-admission. Je sors mon embout vert pour passer les contractions en position allongée. La sage-femme le reconnaît et sait que je suis suivie par Chantal. Elle a suivi des stages avec elle et De Gasquet ; ça me rassure énormément, je suis dans de bonnes mains. On m’examine : je suis dilatée à 3 !! Mince alors, c’est pour de bon cette fois. Il est 4h30 et on me fait entrer dans la salle de naissance. La sage-femme me tend un drap pour que je me couvre les fesses le temps d’y arriver mais personnellement, je suis dans un état second, je m’en fous un peu !
Tom me rejoint en tenue de schroumpft-papa. Le monito est sans fil. La petite va bien, nos rythmes cardiaques sont très proches, faut pas se tromper pour la surveiller.
Je me mets à quatre pattes avec le ballon sur le tapis de gym qu’on avait amener. Tom continue de me frictionner les reins. Les contractions sont de plus en plus douloureuses et rapprochées. On me demande mon choix pour la péridurale, je leur dis que je ne sais pas encore, que j’aimerais m’en passer.
Les sage-femmes trouvent que je « gère » bien. J’ai failli m’étrangler quand elles le disaient car c’était pas vraiment mon sentiment ! J’ai l’impression que mes fesses vont exploser à chaque contraction, tu parles de gérer !
Je demande quand est-ce qu’on préviendra docteur M., mon obstétricien. On me répond pas avant 8h ! C’est dans 3h, ça me déprime je ne pense pas tenir le coup à ce rythme là.
A 6h, je n’y tiens plus, je suis complètement submergée par la douleur, je la sens uniquement dans les reins ; de plus en plus forte à chaque fois. Je souffle tant que je peux dans mon sifflet ; il porte d’ailleurs la marque de mes dents. J’ai envie de pleurer, mais je n’en ai même pas le souffle. Je demande alors de l’aide avec une péridurale mini dosée.
On me la pose, sans aucune douleur. Je suis déjà à 8 cm (en 1h30, je passe de 3 à 8cm !). On m’injecte une très petite dose.Elle fait effet au bout d’un quart d’heure environ. J’arrive enfin à me détendre et à prendre conscience de ce qui est autour de moi. J’ai l’impression que le brouillard se dissipe. Je suis très heureuse d’être là, avec mon mari. C’est l’accouchement de notre fille.
Je vis bien le fait d’avoir demander une péridurale. La douleur m’aveuglait totalement ; et j’ai la fierté peut-être ridicule d’avoir tenu bon jusqu’à 8 cm.
Avec la péridurale, je suis allongée sur le côté. Les contractions continuent. Au fur et à mesure j’ai de plus en plus mal au côté droit de mes reins. Tom est obligé d’appuyer très fort à cet endroit pendant les contractions. On me réinjecte par deux fois de l’anesthésiant car je me plains beaucoup de cette douleur.
Je n’ose même pas imaginer ce que ce serait sans péridurale.
Deux heures plus tard soit à 8h, je suis enfin à dilatation complète. On me laisse alors jusqu’à ce que le bébé descende bien et que « j’ai envie de pousser ». Sauf qu’avec la péridurale, c’est pas flagrant. Elle descendrait peut-être mieux si je pouvais être debout mais j’en ai pas la force. Je le ressens un peu en quatre pattes aménagé. Doc M. arrive et on commence à me faire « pousser » avec l’embout. La sage-femme me demande de le faire ensuite de manière classique « inspirez bloquez poussez » mais j’y mets tellement de mauvaise volonté que ça ne fait pas descendre plus le bébé.
Après environ les 30min de poussée réglementaires, on m’installe en position gynécologique aménagée : les pieds dans les étriers mais les cuisses assez ramenées vers mon buste, et j’ai les bras en arrière que Tom me tiendra pour bien m’étirer pendant l’expir.
Commence alors l’expulsion ; je souffle aussi fort que je peux dans mon embout, je me rappelle le rôle des transverse et ne m’économise pas. La sage-femme qui est maintenant de garde n’a malheureusement pas suivi les stages avec Chantal et m’appuie sur le ventre. Ca me fait mal ; mais un sifflet dans la bouche, les bras tirés en arrière et les jambes en l’air pendant une contraction ne me permettent guère de lui signifier mon désaccord.
Doc M. parle d’aider le bébé à descendre avec une ventouse. Chantal nous avait montré ce que c’était et je ne suis pas inquiète. Je fais confiance au docteur.
J’ai les yeux fermés pendant les dernières contractions et je sens la force de la ventouse. Après coup, Thomas me dit que c’était plus que « guider le bébé », le bras de l’obstétricien tremblait tellement qu’il tirait ! Heureusement que je ne l’ai pas vu.
Ensuite, je sens enfin la tête de notre fille. Le docteur me dit de ne plus pousser. Il parle du cordon. Je comprends pas trop ce qui se passe. En fait, le bébé était retenu à l’épaule par le cordon. Il a fallu le couper rapidement.
Elle arrive, je sens son corps qui vient. On me tend un petit bébé qui crie. Je me rappelle pleurer en disant « c’est ma fille, c’est ma fille ».
Je la pose contre ma poitrine. Il est 9h52.

Jeanne est née. Elle est toute chaude et toute molle. Elle a déjà des cheveux. Elle est magnifique. Je lui embrasse la tête.
Je ne me souviens plus trop de ce que j’ai ensuite pensé. J’étais dans un état second. J’avais du mal à réaliser tout ce qui venait de se passer. C’est tellement rapide.
Pendant qu’on profitait des premiers regards de notre fille, le docteur me recousait. Je suis assez surprise qu’on m’ait fait une épisio sans me prévenir.
Mais je m’en fous, j’ai ma fille contre moi.
Son père la suit pour les premiers soins. On nous laisse ensuite seuls avec elle dans la salle de naissance numéro 11.
Elle pleure pendant 1h sans interruption ; le choc de la naissance a du être violent.
On nous aide ensuite à la mettre au sein, c’est pas évident mais elle finit par téter et se calmer.
A midi on nous amène dans notre chambre où nous allons faire connaissance avec notre fille pendant 5 jours.

mercredi 4 février 2009

Dix...

Cela fait 3 jours que j’ai dépassé le terme prévu pour ma grossesse. Il parait que c’est fréquent alors on essaie de conserver son calme.
Menfin, je suis dans le 10ème mois mine de rien !
Hier le moral n’était pas au top. On se demande si on y est pour quelque chose ; si on a mal fait quelque chose. Peut-être que je souhaite inconsciemment la garder au chaud avec moi. Peut-être redoute-elle de sortir ?
Peut-être se sont-ils trompés sur la date, tout simplement.

Le résultat est là : nous n’avons toujours pas notre bébé dans les bras. Je sais que d’ici vendredi (voire samedi), cela aura changé. On m’aura déclenchée très certainement. On m’a déjà décollé les membranes lundi.
J’ai eu l’impression de perdre du bouchon muqueux encore hier. Je suis à l’affût du moindre signe, c’est pathétique !
J’ai l’impression que ça pourrait être pour aujourd’hui, les contractions me semblent un peu plus fortes.
Aujourd’hui, je suis sensée retouner à la maternité pour un monito (le 5ème) et aviser de la suite des évènements. On se laisse encore la matinée, sait-on jamais…

Tout le monde s’impatiente, revoit son planning en fonction de ses disponibilités de visite et de congé. Et je suis au milieu de tout ça.
Je devrais être touchée par ces marques d’affection mais honnêtement je redoute vraiment l’après accouchement. Il me semble au dessus de mes forces de faire la discussion alors que j’aurai accouché la veille, que je vais devoir me débrouiller seule avec un allaitement et que je devrais dire « tout va bien, on se porte comme un charme ». Alors qu’au mieux, je serai exténuée et au pire découpée dans ma chair.
Je me fais peut-être des illusions, ce ne sera peut-être pas si terrible. Mais il me semble que si l’hospitalisation dure cinq jours c’est pour se reposer et non tenir un salon de thé pour faire découvrir notre merveille à la famille curieuse.

Je me prends la tête pour pas grand-chose, mais l’oisiveté dans laquelle je suis n’arrange rien.

Le bébé va bien, c’est l’essentiel ; mais si elle ne se décide pas rapidement à se montrer, l’accouchement sera déclenché chimiquement (injection d’ocytocine). Moi qui souhaitait un accouchement naturel, me voilà servie !
Surtout que cette injection augmente l’intensité et la fréquence des contractions, ce qui est difficile à supporter sans péridurale.

Il parait qu’il se produit ce qu’on redoute le plus. C’est possible. Mais avec toute cette attente, je crois que j’arriverais à me faire une raison si ça se passait comme ça. L’essentiel est que l’on ait enfin notre fille dans nos bras.

jeudi 29 janvier 2009

Quand?

Nous avons passé certainement notre dernier we à deux. Dimanche prochain, nous serons au terme.

Que cette grossesse est passée vite. J’ai l’impression de ne pas avoir en profiter assez, et à la fois, je me demande comment j’aurais pu faire plus.

Les familles sont étonnées que je me porte aussi bien. C’est vrai que j’ai eu des petits tracas de santé en étant étudiante, mais tout ça a été réglé. J’ai mis toutes les chances de notre côté : ostéo, homéopathie, diététicienne, obstétricien, sage-femme libérale, lectures. Le résultat est là : une grossesse magnifique.
Je me sens épanouie. Mais c’est pas parce que je n’ai pas été malade pendant ma grossesse ; c’est parce que je sais que je couve une petite merveille.

Ton père commence à paniquer quand le soir je ne me sens pas au top de ma forme. Il me remercie d’être aussi courageuse et de lui faire un bébé. Pour l’instant, je n’ai pas eu à être courageuse, et je redoute un peu le moment où il faudra l’être !

Hier ton père m’a appris que c’était parce qu’il était en présentation « OS » qu’on l’a sorti avec des spatules. Ca m’a paniqué car je me suis dit que ça pourrait aussi être notre cas. Mais personne ne m’a dit ce que ton actuelle position (dos postérieur) impliquait. Ca va être la surprise. Et on la vivra tous les trois ensemble.

Hier, on a vu un reportage avec un nouveau né de 3,3kg. Qu’est-ce qu’il était gros et grand ! C’est là qu’on a réalisé que tu étais potentiellement aussi belle dans mon ventre. Comme tu n’es pas encore sortie, on ne t’imagine pas en entier, comme un bébé « prêt à l’emploi ». Et on a tort car tu l’es déjà. J’ai alors du mal à comprendre comment tu fais pour tenir dans mon ventre !

Normalement, les bébés bougent moins à la fin car ils ont moins de place. Ben c’est pas ton cas ! Tu aimes jouer au foot avec ton père (et au volley avec ma vessie accessoirement), tu es très active. Des fois, j’ai l’impression que tu t’agite spour le faire comprendre que ma position ne te convient pas et que je dois en changer.
C’est surtout le soir où « tu mets ton bonnet ». Je m’explique : j’ai l’impression que tu te sers de ta tête et que tu cherches activement la sortie. Je t’imagine enfoncer la tête comme quand on met un bonnet.

Je n’arrive pas à réaliser que dans quelques jours nous t’aurons dans nos bras. Mon cerveau n’arrive pas à imaginer ce bonheur. On sait que le ciel va nous tomber sur la tête.


Ils ont une drôle de saveur ces derniers jours. Il y a un peu de nostalgie de la grossesse passée, l’appréhension (pour pas dire une sacrée pétoche) de l’accouchement, l’impatiente de te voir enfin, le calme de savoir que tout se passera bien. Mais quand ?

vendredi 16 janvier 2009

The final count down

Plus que deux semaines avant le terme…
Punaise, c’est que ça commencerait presque à me stresser !

J’éprouve différents sentiments. Il y a bien sûr l’impatience, lié à l’inconfort de ces dernières semaines et à la découverte de notre enfant. Et il y aussi l’envie de faire durer cet état de fusion.
Ca fait bizarre de se dire que c’est bientôt fini. Qu’on ne sera plus jamais autant liées. Que je ne la porterai plus en moi.
Dur de quitter cet état connu pour l’inconnu le plus total. L’accouchement et la découverte de ce nouvel être. Une relation à tisser.
Je me demande si elle m’aimera. C’est bête ! Je me doute bien qu’en étant sa source de nourriture, elle m’aimera, les premiers mois au moins.
Mais après… Est-ce que je saurais être la mère qu’il lui faut ? C’est ça la question, il ne s’agit pas de projeter nos propres besoins d’enfan, mais d’être à l’écoute de ses besoins à elle.
Jeanne, je te demande déjà pardon pour les choses injustes que j’aurais commises.
Je ne sais même pas si un jour tu liras ces lignes ; et si tu les lis, à quel âge ce sera. Peut-être lors de ta première grossesse… La boucle serait bouclée non ? J’espère que je serai auprès de toi.


Tout ceci fait que je m’accroche à ces derniers instants de grossesse, malgré l’inconfort qui me rappelle le dénouement proche.
Je sens que l’accouchement sera certainement difficile malgré la préparation. On va essayer de le vivre tous les trois ensemble. Viendra ensuite le moment où l’on pourra te tenir dans nos bras. J’arrive à peine à toucher du doigt le bonheur que ce sera.


Profite bien ma chérie de ces derniers jours passés dans mon giron. Prends des forces et notre amour, nous t’attendons.

Un message qui aurait du être posté il y a 10 jours, oups!

Hier, consultation du 9ème mois chez l’obstétricien. Tout va bien, c’est manifestement pas pour tout de suite. Je le revois dans 15 jours.

Ce matin, rencontre beaucoup plus intéressante avec la sage-femme qui fait de l’haptonomie à domicile.
Elle n’a pas tari d’éloges sur la vivacité et la réactivité de notre petite puce. J’étais aux anges ! J’imagine déjà un bébé tout éveillé et curieux.

La sage-femme a su nous mettre en confiance et nous montrer les gestes tendres à faire pour que cet accouchement à 3 se passe le mieux possible.

A deux reprises, lors de nos séances d’haptonomie, notre puce s’est mise du côté gauche comme nous lui avions suggéré mais elle est revenu dos contre à dos finalement. C’est comme ça qu’elle est le mieux, alors laissons là ainsi ! On verra bien quelle position elle adoptera pour le travail.
Enfin, j’ai quand même du mal à imaginer que c’est confortable car à midi, elle avait un peu le dos vrillé, une jambe fléchie vers l’avant et l’autre vers l’arrière (talon contre ses fesses). Quelle souplesse !


Et maintenant, je vais essayer de trouver des menus « santé » pour faire le plein d’énergie après l’accouchement. Ca s’annonce difficile vu que seuls des régimes amaigrissants sont proposés sur le web. Allez, courage…

mardi 30 décembre 2008

"Mais que fais-tu de tes journées ?"

Il y a une question qui commence à m’agacer car on n’arrête pas de me la poser depuis mon arrêt ; il s’agit de « mais que fais-tu de tes journées ? »
Je ne sais jamais si la personne qui pose cette question souhaite connaître la réalité de mon emploi du temps ou si c’est juste une réponse conventionnelle et rassurante pour les actifs du genre « je lis » ou « je pense à mon bébé » ou « je m’ennuie et j’ai hâte d’en finir » qui est attendue.

Mystère et boule de gomme.
En tout cas, voilà une de mes journées types.

Je me lève en même temps que mon mari, vers 07h30 (j’ai de la chance, il a récemment changé de travail et j’ai notamment gagné une heure de sommeil dans l’affaire). On prend le petit déj’ ensemble. Pendant qu‘il se prépare, je fais la vaisselle ; puis je traîne dans le lit jusqu’à son départ.
8h15, il est parti, j’ai le champ libre !
Je prends une douche et ensuite je m’installe pour le massage du périnée. Je suis beaucoup plus à l’aise maintenant qu’il y a deux semaines. Ca me rassure de savoir que le jour J je pourrais identifier les sensations qui précèdent l’expulsion.
Je ne sais pas si cette préparation sera suffisante pour éviter une épisio (surtout si la petite reste dos à dos), mais je suis rassurée de la faire et de connaître mieux mon corps.

Ensuite, je fais 10min d’embout. C’est un objet avec lequel la sage-femme nous apprend à faire une respiration contrôlée. Je l’aurai avec moi lors du travail et en suite de couches.


Je devrais aussi faire des exercices de Bernadette de Gasquet, mais j’avoue ne les faire que quand j’ai trop mal au dos :-s

Pour préparer l’allaitement, j’utilise une crème de lanoline pure pour hydrater le mamelon et assouplir le grand canal.
Comme j’ai les mamelons ombiliqués, j’utilise aussi une petite poire pour les faire sortir. Ca facilitera la mise au sein (faut pas que j’oublie de mettre la pompe dans ma valise de maternité) et je trouve déjà qu’il y a une amélioration.
Sans parler de la sensation de succion (pas des plus agréables) à laquelle on s’habitue. Voilà une inconnue de moins !

Le reste de la matinée se passe devant l’ordinateur. Il y a les articles de mes blogs (maman et cuisine) à rédiger, les cours de préparation à mettre au propre, et aussi surfer sur mes blogs habituels.
Ayant bientôt fini le 8ème mois, je commence à préparer plus activement la chambre de la petite, comparant tous les produits entre eux (qualité –bio-, prix, utilité) ainsi que la valise de maternité.
Je finalise les listes de naissance, pas utilisées finalement avant la naissance, et auxquelles j’ajoute des objets dont nous n’aurons pas une utilité immédiate.

Puis vient le repas du midi avec mon mari. Ensuite je fais un peu de bûche, qui permet notamment par réflexologie, de libérer le diaphragme. Le rayon précis de la bûche (7,5cm) permet de basculer naturellement le bassin et d’effacer la lordose.





Vient ensuite une petite sieste qui commence avec un peu de lecture - Faudra d’ailleurs que je vous en parle – et se finit par un somme d’environ 1h.

Et me voilà prête à attaquer l’après-midi en étant sur internet aussi, gérant les différents coups de fils pour régler les aspects administratifs de la naissance (mutuelle, CAF etc.).

Y a aussi du repassage qui vient s’infiltrer sournoisement dans mon agenda de ministre grrr…

Puis faut préparer un bon repas équilibré pour le soir, et ça, j’aime bien !

Les semaines précédant Noël ont été bien occupées avec les cadeaux, les emballages, le choix et le test des menus de noël. Pas mécontente de me reposer maintenant !
Demain c’est le réveillon (le dernier en amoureux !), et on a absolument rien prévu. Même pas un bon repas. Là, j’abuse quand même… On verra bien à l’impro :-D

On essaie depuis notre rencontre avec la sage-femme qui pratique l’haptonomie d’en faire quotidiennement. S’il n’est pas toujours évident de dégager ce temps, on ne regrette jamais ces instants passés avec notre fille.

Dernièrement, on s’est rendu compte qu’elle avait un faible pour « le lion est mort ce soir » chanté par son papa ! Elle a bien aimé Yannick Noah aussi.
Il faut qu’on fasse la compile qu’on mettra peut-être en salle de travail.
Vous voyez, on en trouve des choses à faire !


Vous comprenez maintenant mon hésitation à répondre à la question « mais que fais-tu de tes journées ? ». Je me contente d’un « je me prépare à l’accouchement » et à un « les journées passent vite » ;-)


Et parmi mes accessoires de femme enceinte épanouie, n’oublions pas de présenter mon ballon :



Il a remplacé le canapé très inconfortable depuis un moment. Mon beau-père a mis un moment avant d’admettre que c’était là-dessus que j’étais le mieux !
Outre le fait de remplacer avantageusement une chaise (on n’est ni cambrée ni tassée), le ballon permet de mobiliser le bassin lors du travail et d’adopter différentes positions (dont le fameux « quatre-pattes »).




Il permet aussi d’allaiter confortablement. On s’adosse contre le ballon coincé contre un mur.

Et enfin il y a ma ceinture que je ne quitte pas depuis le 6ème mois environ. On me voit en pleine action avec mes casseroles. Je l’ai commandé chez Euroform.



Oups, j’allais oublier mon (ou plutôt celui d’une collègue du boulot) coussin d’allaitement. Le traversin magique pour dormir sur le côté sans s’écrabouiller le ventre :-D ; c’est Jeanne qui apprécie. Après, il me servira pour l’allaiter confortablement.

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui !

mardi 23 décembre 2008

Joyeuses fêtes

Aujourd’hui, entre midi et deux, une sage-femme que nous ne connaissions pas avant est venue. Je l’ai contactée il y a quelques jours car comme notre fille est positionnée dos contre mon dos, à droite.
Cette position ainsi qu’une maman cambrée – ce qui est mon cas même si je fais attention - favorise un accouchement dit « par les reins ».
C'est-à-dire que le bébé, du fait de sa position, comprime les nerfs du dos de la maman ce qui rend le travail particulièrement douloureux.
De plus, le bébé ne présente pas sa tête le plus favorablement possible. Au lieu d’être le visage vers les fesses de sa mère, il est dirigé vers le ventre. Donc pour sortir, il doit faire un quart de tour de plus que s’il était bien positionné.
Et ce que je ne savais pas encore, et qui me conforte dans mon souhait de faire bouger la petite vers la gauche, c’est qu’en arrivant ainsi sur le périnée au moment de l’expulsion, ce n’est pas du tout « favorable » et qu’il faut faire une épisiotomie….

Ce que la sage-femme nous a aussi expliqué, c’est que c’est souvent une contraction pendant le travail qui permet au bébé de se tourner du bon côté.
Ceci dit, si on arrive à suggérer à la puce de le faire avant, ce serait encore mieux !
Donc, je vais essayer de favoriser les positions « ventre dans le vide » (dans le temps, les femmes faisaient les champs, étaient accroupies, le ventre dans le vide, elles n’avaient pas ce type de problème).

Mais bon, pour moi, c’est pas très pratique de lire un bouquin à quatre pattes ! :-D

Sinon, on a donc fait de l’haptonomie avec la sage-femme, au milieu du salon. Elle avait un contact incroyable. Quel plaisir ce doit être de l’avoir avec soi pendant l’accouchement.
Elle a noté que la petite était très réactive et que le papa avait des mains en or.
Je peux vous dire que la maman était fière d’entendre ça !
Par des mouvements et un contact très doux, on lui a suggéré d’aller voir un peu de l’autre côté si l’utérus était pas plus moelleux.
Elle n’est pas encore décidée mais on a encore un mois pour la convaincre.

La sage-femme nous a aussi montré des mouvements très simples à faire pour que le papa accompagne la maman lors du travail. C’est fou comme un simple contact de ses mains sur les flancs permet de se détendre, de se sentir entourée, protégée.

Nous la revoyons début janvier pour une séance d’haptonomie plus ciblée sur l’accouchement. J’ai hâte de la revoir, c’était une très belle rencontre !


Et voilà son berceau…



Il a accueilli déjà trois générations du côté de mon mari (lui, sa mère et sa grand-mère y ont dormi !).
Il vient de Rognonas. Un employé du château des Issarts l’avait reçu du charitable marquis pour en faire don aux parents de la grand-mère de mon mari afin d’accueillir leur premier enfant.

Le voilà qui attend maintenant la 4ème génération.
Elle ne pourra pas y dormir longtemps car il est assez petit mais je suis contente de l'avoir dans notre chambre


En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes, et plus particulièrement à une future maman et à une future grand-mère, de très bonnes fêtes de fin d’année.