lundi 8 décembre 2008

Dernières photos avant la sortie

Aujourd’hui, c’était la 3ème échographie à l’hôpital.
Je me rappelle que quand je parcourais mon agenda et que j’arrivais à cette date, je me disais qu’à cette période là, je serais vraiment grosse et que tu ressemblerais à un nouveau-né. Je pensais aussi que je serais enfin en congé maternité (pathologie en fait) et que je pourrais profiter.

J’ai vu ton visage, je t’ai trouvée magnifique. Je ne m’attendais pas à te distinguer aussi bien. Que tu es belle ma puce !


On voit ton visage de profil...



Et là de face.

La dame de l’écho a même dit que tu avais de bonnes joues ! De jolies « gaoutes », comme ses parents quand ils étaient petits !
Tu pèses 1,919 kg, pas tout à fait 2kg. Tu seras a priori un petit bébé à la naissance, moins de 3,5kg. On verra bien.
Tu as la tête en bas dirigée vers ma gauche et ton dos à droite. Bougeras-tu d’ici ta naissance ? J’espère que tu as assez de place, j’essaie de bien me tenir pour que tu sois le mieux possible ; mais tu vas être de plus en plus à l’étroit à l’intérieur !

Bientôt

Coucou ma puce belle,

Dans deux mois, tu seras dans nos bras. Cela me semble si proche !
On te voit de plus en plus dans nos rêves. La nuit dernière ton père me disait que tu me ressemblais mais que tu avais les yeux dorés.
Et moi, quand j’ai rêvé de toi, tu étais un bébé très serein mais tu ne me ressemblais pas comme deux gouttes d’eau.
Alors, comment seras-tu ? C’est agréable de ne rien savoir. Tu nous découvriras peu à peu ; on fera de même avec toi.

Je me languis de dormir à tes côtés. Ton père a hâte de te serrer dans ses bras. On touche à peine du doigt le bonheur que ce sera…

Tu peux arriver dès le mois prochain, alors on se hâte un peu plus pour préparer ta venue.
Mais je pense que tu es tellement bien dans mon ventre, au chaud, que tu attendras la date prévue.
C’est sensé être le 1er février, le jour de la Sainte Ella. Ce n’est pas pour cette raison que c’est ton troisième prénom, mais la coïncidence nous plait bien. Alors, il faut bien rester au chaud !!

Depuis que j’ai fait la séance de relaxation avec Chantal, la sage-femme, je te sens beaucoup plus. Je crois que c’est parce que je suis plus détendue, tu as plus de place du coup !
Les vendeuses aiment bien me dire en voyant mon ventre que c’est un garçon (je porte « en avant ») et que j’en suis à cinq mois. Si tu tires des gènes de ma famille, tu auras cet esprit de contradiction qui me fait me réjouir quand j’annonce que je suis enceinte de 8 mois et d’une fille. Ah ah ;-)
Comme dirait une des vendeuses, « c’est que du fruit » !

Et pas le fruit de n’importe quel amour.

mardi 2 décembre 2008

Poncho de grossesse

La mère noeule est passée en avance cette année afin que mon gros ventre ne sorte pas du manteau.

Voilà un poncho de grossesse fait maison par ma belle-mère!





Il a été fait dans deux rectangles de laine bouillie assemblés. Il y a une fermeture éclair sur le côté pour l'enfiler sans mal, et une jolie broche pour égayer.
Je le trouve super et il tombe vraiment à pic, je commençais à avoir froid sans manteau (pauvre cosette!)

Merci pour cette belle surprise!

Cours de préparation à l'accouchement

Après le résumé des épisodes précédents, je peux maintenant évoquer les cours de préparation à l’accouchement qui m’ont occupés la semaine dernière.

J’ai eu un cours de relaxation qui m’a permis de commencer à lâcher prise. Les coups que le bébé donnait ont été moins douloureux car j’étais plus détendue. Chantal nous a demandé au cours de la relaxation de faire appel à un « objet neutre de la nature » auquel nous pourrons faire appel lors du travail pour retrouver facilement l’état de détente atteint pendant la relaxation. Il faut que je m’y exerce. Au début j’avais pris un petit lapin blanc, mais un arbre sera plus apaisant (surtout si je dois courir après le lapin !).


Nous avons ensuite eu le cours « complications ». Pas de cours magistral, mais un tour de table où nous avons évoqué ce qu’était une complication pour nous.
Pour moi, il s’agissait de toute intervention médicale lors de l’accouchement. Quelle exigence n’est-ce pas ? Mais c’est ce que je ressentais au fond de moi.
Les autres avaient peur d’être séparées de leur enfant, qu’il y ait un problème cardiaque, respiratoire, ou avec le cordon.

Après ce cours, j’étais triste, vraiment. J’avais l’impression d’avoir fait tout ce que je pouvais mais qu’il fallait se résoudre à accepter l’inattendu. Je mettais déjà mise en colère face à cela il y a quelques mois. Là, j’ai avancé un peu.
Et dans la nuit, j’ai rêvé que je devais accoucher sans mon mari dans un espèce d’ "accouchoir" sordide. Bizarrement, je n’étais pas plus paniquée que ça, je me disais qu’avec mon objet neutre de la nature, ben ça irait…

Donc, voilà, l’essentiel est que l’accouchement se passe bien dans les grandes lignes, ie qu’à la fin, notre bébé aille bien.
J’ai fait ce qu’il fallait pour être entourée d’une équipe respectueuse de mon projet de naissance, je me masse le périnée pour faciliter l’expulsion et éviter une épisio, je travaille la respiration avec un embout, je pourrais accoucher en posture; et mon mari sera là avec nous. Alors après…

La seule chose qui me tracassait c’était que s’il faille une césarienne en urgence, on m’endorme complètement car je n’aurais pas de péridurale de posée. La sage-femme comme l’anesthésiste m’ont rassuré sur ce point et m’ont dit que dans ce cas une rachi était posée. Ca me permettrait de voir notre bébé naître.

Enfin, il y a eu le cours d’allaitement, orienté spécialement pour une mise au sein, qui a cassé des idées reçues (alors je pensais avoir lu sur le sujet).
Chantal a parlé du pédiatre Newman ; faudra que je me renseigne sur internet.
Quand j’aurais mis mes notes au propre, je les mettrais peut-être sur le site car il y a des petites astuces.


Ensuite, j’ai fini la semaine avec une séance de chant prénatal. Ca fait du bien, ça relâche le bassin et le ventre et c’est pas du luxe ! Par contre, je ne me rappelle plus des airs et des paroles des chansons chantées… Vivement la prochaine séance !

lundi 1 décembre 2008

Résumé des épisodes précédents

J'ai mis du temps avant de récupérer le document où j'écris, alors forcément, on prend du retard dans la narration!

Mercredi 05 novembre :

La grossesse évolue bien vite en ce moment. Mon ventre prend de plus en plus d’ampleur. La course des 3 derniers mois a commencé.

La grossesse passe si vite, je culpabilise de ne pas en profiter plus.
Mais comment en profiter pleinement dans une société où on est sensé travailler jusqu’à 7 mois et demi de grossesse? Tout en travaillant autant et aussi bien qu’avant, bien sûr.

Alors le jeu c’est de se faire comme si on était normale, et quand on en peut plus, ben on se fait arrêter.

Voilà, j’en suis à peu près à ce stade là. J’en peux plus, j’ai de plus en plus de crampes dans l’utérus.
Ce sont pas des contractions comme j’ai eu une fois dans la nuit. Ca fait comme une crampe dans une partie de l’utérus ; c’est bref mais répété.
J’en avais que le soir mais ce matin, à peine 1h après être levée ça commençait déjà.

Hier soir, c’était encore différent des crampes, ça faisait comme des mini décharges.
Thomas les a senti en posant sa main dessus et a été impressionné. Ca m’a rassuré d’un côté : je ne rêvais pas.

Évidemment impossible d’avancer mon rdv avec le gynéco ; va falloir que je patiente plus d’une semaine pour avoir un avis médical.
Comme dirait ma mère « on attend ou on meurt », caricature de la médecine française. Enfin, on en est pas loin des fois.

Ma santé, c’est pas que je m’en fous, j’aime bien être en forme, mais l’essentiel est celle de ma fille. Je veux juste qu’on me dise qu’elle va bien.

Vendredi 14 novembre :

Me revoilà, depuis mercredi soir dernier je suis arrêtée car j'étais fatiguée et j'avais des contractions.
Ca fait plus de deux semaines que j'en avais mais je me disais que c'était des crampes, des contractures. Et mardi soir dernier, j'ai eu comme des décharges sur les côtés, vraiment douloureuses. Mon mari les a senti sous sa main et ça l'a paniqué lui aussi. Le lendematin je laisse un message à ma sage-femme. Elle me rappelle en fin de journée en m'engueulant presque parce que je n'étais pas allée faire un monitoring, que j'aurais pas du hésiter etc.
Passons sur l'impression d'être une mauvaise élève (voire une mauvaise mère), j'étais complètement paniquée en arrivant à la maternité pour le monitoring. En position allongée, il m' a semblé de ne pas avoir de contraction mais la sage-femme en a relevé quand même. Elle m'a alors mise en arrêt maladie pour une semaine d'ici à ce que je revois mon gynécologue.

Je l'ai donc vu ce matin, et comment dire... ben il n'a pas vraiment compris ma détresse et mon besoin d'être rassurée. Il y a une semaine on me dit "vous restez couchée toute la journée" et là ce matin "c'est normal d'avoir des contractions. si vous le souhaitez vous pouvez continuer de travailler. si vous voulez, je prolonge votre arrêt; pas besoin d'être alitée".
C'est assez déstabilisant un tel écart.
J'imagine qu'avec un col fermé, c'est pas la peine de rester couchée; mais je sens bien que la station debout ne me fait pas du bien et me déclenche rapido des contractions!

C'est fou: pas moyen malgré tous mes efforts de trouver quelqu'un pour accompagner ma grossesse. Je nage en plein inconnu; je suis d'un naturel anxieux quand je n'ai pas le contrôle sur ce qu'il se passe dans ma vie; j'ai besoin qu'on m'aide à lâcher prise; qu'on me rassure médicalement et humainement.
Cette expérience me conforte de plus en plus dans le choix d'un accouchement à domicile, avec une sage-femme libérale qui me suivra du début à la fin et qui passera plus de dix minutes avec moi en consultation une fois par mois.

Je n'ai pas assez confiance en moi et mes ressources personnelles pour ce projet de naissance dès mon premier enfant. Mon mari non plus. Je me dis que ce sera pour le prochain; et quand attendant il faut faire le maximum pour avoir un accouchement respecté et en milieu hospsitalier.


Je suis évidemment très contente et soulagée que notre fille aille bien et qu'il n'y ait pas de risque d'accouchement prématuré; mais j'ai un sentiment de frustration et de déception.
Je vais essayer de le gommer en sollicitant ma sage-femme qui pourtant n'est pas très disponible avec toutes ses activités. Au pire, avec son association, j'essaierai d'établir le contact avec des baleines bleues futures mamans.


boudiou...

et pourtant je connais ma chance...

lundi 3 novembre 2008

3ème cours de prépa à l’accouchement : et la lumière se fit sur le périnée.

Le périnée, je ne savais pas du tout ce que c’était avant ma grossesse.
C’est quand on me parlait d’épisiotomie en me disant « c’est normal, tout le monde y passe » ou « vaut mieux ça que se déchirer » que j’ai commencé à me renseigner.
Et donc, en découvrant en quoi consistait une épisiotomie, ben j’ai découvert l’existence du périnée.

Drôle de bestiole. Les planches anatomiques permettent d’avoir une idée de représentation mais ça reste encore très abstrait.
A quoi ça sert ? comment le sentir ? quel rôle dans ma vie de femme ? dans la grossesse ?



Et même les hommes en ont un :



Pour en revenir à l’épisiotomie, c’est purement et simplement une incision du périnée pour favoriser le passage du bébé. On vous découpe les muscles quoi. On comprend mieux les complications liées à cette pratique si la plus grande attention n’est pas apportée lors de cet acte.
La sage-femme nous dit que le travail de suture est un travail de haute couture, de la chirurgie esthétique en fait.



Pour vous faire une idée de cette pratique et mesurer le retard de la médecine française sur ce point là, vous pouvez faire un petit tour sur wikipédia.


J’ai donc découvert ce matin comment était goupillé ce satané périnée. Rien de tel qu’un spécialiste pour cela.

Les quelques idées que je retiens de ce cours sont les suivantes * :

- Le périnée est constitué de 3 bandes de muscles : le périnée superficiel (en forme de « 8 »), le périnée transverse (contre lequel la tête de bébé vient) et le périnée profond,
- la plupart des femmes n’utilisent que leur périnée superficiel, ce qui conduit au relâchement du périnée profond
- quand on tousse ou éternue on exerce une force vers le bas alors qu’on devrait créer une force vers le haut, qui aspirerait notre périnée (et donc plus de pb d’incontinence)
- les personnes âgées sont placées en maison car l’incontinence coûte trop cher (160 euros de couche par mois). Cette info me rend malade. On n’est pas éduqué quand on fait l’apprentissage de la propreté, donc on bousille petit à petit notre périnée faute de savoir l’utiliser correctement; et si on n’a pas eu la « chance » de rectifier le tir lors de notre grossesse, on se retrouve démunie et dépendante plus tard.
Je suis bien décidée à me renseigner correctement ; à me rééduquer et à transmettre ce savoir indispensable à mes enfants (garçon comme fille) et pourquoi si elles peuvent l’entendre à ma mère et mes grands-mères.
En fait, on se sert des muscles élévateurs de l’anus –des fessiers- pour se retenir (de faire pipi ou caca) au lieu de se servir du périnée profond, et quand on vieillit et que les fessiers ne sont plus ce qu’ils étaient, rien ne prend le relais (le périnée profond est trop relâche et inconnu pour la plupart des femmes) et c’est les fuites. Alors qu’en utilisant le périnée profond, il n’y aurait pas ce pb.

J’ai compris notamment l’importance de ne pas avoir le bassin en avant :
- pour éviter d’une part les douleurs lombaires
- mais aussi pour éviter que l’utérus bascule lui aussi vers l’avant et que donc le bébé se retrouve coincé vers l’avant, ne pouvant plus s’engager naturellement dans le « toboggan » lors de l’accouchement (et donc déclenchement etc.)
- que le rectum écrase l’utérus et la vessie, et provoque une descente d’organe (utérus ou vessie)

Alors, on la fait cette bascule du bassin !


Les chaussures à talon haut ou plat ne sont pas bons pour le périnée. 2,5cm est idéal.

La constipation viendrait visiblement de la suppression du réflexe de défécation (brisé avec les « je te mets au pot quand ça m’arrange et faut faire plaisir à maman et pousser »).
Et là, j’ai du mal à ne pas songer à ma grand-mère qui n’hésite pas à dire qu’elle est constipée et qui se vante d’avoir enseigné à ses enfants à faire caca à une heure très précise. Etonnant les problèmes 20 ans plus tard d’hémorroïdes de ses enfants non ?
C’est pas faute, on ne lui a pas enseigné, sinon elle aurait fait autrement.

Position aux toilettes : ne jamais pousser ou y aller sans avoir envie. Avoir les pieds sur un bottin ou un petit tabouret de sorte à avoir les genoux au dessus des hanches.
Poser les coudes sur les genoux –écartés- et se pencher en avant de façon à avoir le dos droit et étiré (ça étire l’ampoule rectale et rend le chemin tout droit).


Je pars dans toutes les directions, je le sens bien, 3h d’infos c’est dur à digérer ! J’ai peur de dire des bêtises en plus. D’avance excusez-moi pour les erreurs et le fouillis.

De toute manière si tout cela vous intéresse on retrouve les bonnes postures décrites pour éviter certaines douleurs et faciliter l’accouchement dans le livre « Bien être et maternité » de Bernadette de Gasquet.

J’ai demandé un bilan périnée (individuel) à ma sage-femme.
Mais avant cela (et il faut que je trouve le courage), je vais commencer le massage du périnée. Il y a un petit fascicule édité par Weleda qui explique comment procéder.
Cela permet de prendre conscience de son périnée, de l’assouplir pour l’arrivée de bébé et de se familiariser avec les sensations que l’on pourra ressentir lors de l’accouchement (quand la tête du bébé appuie sur les muscles élévateurs de l’anus ou sur le périnée transverse).
Pour télécharger le guide du massage : cliquez ici


* : attention, j’ai essayé de bien comprendre et retenir les infos, mais je ne suis pas du tout spécialiste donc restez critique !

mercredi 22 octobre 2008

Divers et variés

Quelques nouvelles en vrac :

- j’ai vu mon nouvel gynéco, et ça devrait être le bon cette fois-ci ;-)
- mon nombril sort, c’est un fait avéré et indéniable
- l’haptonomie c’est bien
- les voyages en voiture c’est nul

Bon, pour étoffer un peu tout ça, entrons dans le détail.

J’ai rencontré avec mon cher et tendre le docteur M., conseillé par la sage-femme pour son respect des projets de naissance.
Alors, une perle comme ça, évidemment ça a 1h de retard! Heureusement qu’on a improvisé quelques courses au monoprix du coin pour patienter.

Physiquement, il ressemble à un banquier ou un assureur un peu austère. Mais on m’avait prévenu. Par contre, de par ses questions, j’ai senti qu’il était plus ouvert qu’il n’y paraissait.
Sur les 3 gynécos que nous avons consultés ensemble, c’est le seul à s’être aussi adressé à mon mari et a lui avoir demandé s’il avait des questions.
C’est aussi le seul médecin qui m’ait dit « merci » au moment où je lui tendais le chèque. Ca m’a fait tout bizarre ! C’est que je vais m’y habituer maintenant.

La petite grandit bien, trop peut-être puisque que j’aurai un utérus d’une taille de 2 semaines de plus.
C’est ballot, mais moi j’étais super contente quand il a dit ça ; je me disais « j’ai un beau bébé ! ».
Comme sur la balance, j’avais +6 kg à 2 semaines de la fin du 6ème mois (soit encore 2 semaines d’avance), il m’a envoyé direct chez la diététicienne !
En effet, pour estimer le poids total pris à la fin de la grossesse, on double celui de la fin du 6ème mois ; donc là, j’étais partie pour du (6+2) x 2=16 kg au total.
Vu ma taille (1,58m), ça aurait fait beaucoup. Pas catastrophique non plus mais autant limiter les dégâts.

Après l’examen, je lui ai quand même dit que je souhaitais, dans la mesure du possible, accoucher « en posture ». Il m’a dit que c’était tout à fait envisageable sur le côté ou à quatre pattes.
Me voilà donc rassurée. Je suis le cours de postures avec la sage-femme jeudi prochain ; ça rendra tout cela plus concret.

Chez la diététicienne, on a fait le bilan de mes repas sur une journée type et de ce qui y manquait. Des protéines évidemment, je le savais. Et trop de féculents, je m’en doutais. Et aussi des parts trop petites, ça c’était la surprise.
Elle m’a expliqué que pendant la grossesse, le corps était programmé pour grossir beaucoup plus vite que d’ordinaire. Par exemple un jus de fruit passera direct dans le sang… puis dans les fesses !
Donc, quand on faisait attention avant la grossesse, ben faut continuer pendant. Pas de bol, moi qui avais réhabilité le sandwich au kiri à 10h !

Enfin, maintenant, je serai sûre que le bébé ne manquera de rien et qu’il n’ira pas puiser dans mes réserves de vitamines ou de muscles (il en reste encore un peu ; grosso modo, juste de quoi tenir une brosse à dents).


Le we dernier, nous sommes montés à Avignon chez mes parents. C’était pas une distance énorme mais il faut 1h30 pour y aller et le retour a été éprouvant avec les secousses. Je sentais que j’étais toute contractée mais j’arrivais pas à me détendre. Résultat : la petite tapait drôlement fort et j’ai eu ma 1ère contraction dans la nuit.

Je me demandais comment c’était une contraction ; maintenant je sais, ça porte drôlement bien son nom ;-)
J’ai eu l’impression que l’utérus se recroquevillait sur lui-même ; rien à avoir avec l’état tendu habituel.

Bref, ça m’a fait réaliser que de tels trajets n’étaient plus envisageables.
Pour noël, faudra y aller en train (pas très pratique pour les cadeaux à amener et ramener) ou il faudra fractionner la distance avec des jours de repos entre.
Mais dans 2 mois, je ne sais absolument pas dans quel état je serais.
Je ne veux pas manquer noël…


Hier soir, nous avons de nouveau eu un beau moment d’émotion. Mon mari me disait qu’il la sentait bouger. Mais c’était pas les coups qu’il sentait, c’était vraiment elle. Il m’a fait poser ma main là où était la sienne et m’a dit d’appuyer un peu plus avec la paume.
Et j’ai senti le corps de ma fille.
Je ne sais pas si c’était un bout de pied, de coude ou autre, mais c’est le genre de contact que je n’oublierai jamais.

Elle nous réserve bien d’autres rencontres j’imagine.

Que ces 9 mois passent vite…