lundi 1 décembre 2008
Résumé des épisodes précédents
Mercredi 05 novembre :
La grossesse évolue bien vite en ce moment. Mon ventre prend de plus en plus d’ampleur. La course des 3 derniers mois a commencé.
La grossesse passe si vite, je culpabilise de ne pas en profiter plus.
Mais comment en profiter pleinement dans une société où on est sensé travailler jusqu’à 7 mois et demi de grossesse? Tout en travaillant autant et aussi bien qu’avant, bien sûr.
Alors le jeu c’est de se faire comme si on était normale, et quand on en peut plus, ben on se fait arrêter.
Voilà, j’en suis à peu près à ce stade là. J’en peux plus, j’ai de plus en plus de crampes dans l’utérus.
Ce sont pas des contractions comme j’ai eu une fois dans la nuit. Ca fait comme une crampe dans une partie de l’utérus ; c’est bref mais répété.
J’en avais que le soir mais ce matin, à peine 1h après être levée ça commençait déjà.
Hier soir, c’était encore différent des crampes, ça faisait comme des mini décharges.
Thomas les a senti en posant sa main dessus et a été impressionné. Ca m’a rassuré d’un côté : je ne rêvais pas.
Évidemment impossible d’avancer mon rdv avec le gynéco ; va falloir que je patiente plus d’une semaine pour avoir un avis médical.
Comme dirait ma mère « on attend ou on meurt », caricature de la médecine française. Enfin, on en est pas loin des fois.
Ma santé, c’est pas que je m’en fous, j’aime bien être en forme, mais l’essentiel est celle de ma fille. Je veux juste qu’on me dise qu’elle va bien.
Vendredi 14 novembre :
Me revoilà, depuis mercredi soir dernier je suis arrêtée car j'étais fatiguée et j'avais des contractions.
Ca fait plus de deux semaines que j'en avais mais je me disais que c'était des crampes, des contractures. Et mardi soir dernier, j'ai eu comme des décharges sur les côtés, vraiment douloureuses. Mon mari les a senti sous sa main et ça l'a paniqué lui aussi. Le lendematin je laisse un message à ma sage-femme. Elle me rappelle en fin de journée en m'engueulant presque parce que je n'étais pas allée faire un monitoring, que j'aurais pas du hésiter etc.
Passons sur l'impression d'être une mauvaise élève (voire une mauvaise mère), j'étais complètement paniquée en arrivant à la maternité pour le monitoring. En position allongée, il m' a semblé de ne pas avoir de contraction mais la sage-femme en a relevé quand même. Elle m'a alors mise en arrêt maladie pour une semaine d'ici à ce que je revois mon gynécologue.
Je l'ai donc vu ce matin, et comment dire... ben il n'a pas vraiment compris ma détresse et mon besoin d'être rassurée. Il y a une semaine on me dit "vous restez couchée toute la journée" et là ce matin "c'est normal d'avoir des contractions. si vous le souhaitez vous pouvez continuer de travailler. si vous voulez, je prolonge votre arrêt; pas besoin d'être alitée".
C'est assez déstabilisant un tel écart.
J'imagine qu'avec un col fermé, c'est pas la peine de rester couchée; mais je sens bien que la station debout ne me fait pas du bien et me déclenche rapido des contractions!
C'est fou: pas moyen malgré tous mes efforts de trouver quelqu'un pour accompagner ma grossesse. Je nage en plein inconnu; je suis d'un naturel anxieux quand je n'ai pas le contrôle sur ce qu'il se passe dans ma vie; j'ai besoin qu'on m'aide à lâcher prise; qu'on me rassure médicalement et humainement.
Cette expérience me conforte de plus en plus dans le choix d'un accouchement à domicile, avec une sage-femme libérale qui me suivra du début à la fin et qui passera plus de dix minutes avec moi en consultation une fois par mois.
Je n'ai pas assez confiance en moi et mes ressources personnelles pour ce projet de naissance dès mon premier enfant. Mon mari non plus. Je me dis que ce sera pour le prochain; et quand attendant il faut faire le maximum pour avoir un accouchement respecté et en milieu hospsitalier.
Je suis évidemment très contente et soulagée que notre fille aille bien et qu'il n'y ait pas de risque d'accouchement prématuré; mais j'ai un sentiment de frustration et de déception.
Je vais essayer de le gommer en sollicitant ma sage-femme qui pourtant n'est pas très disponible avec toutes ses activités. Au pire, avec son association, j'essaierai d'établir le contact avec des baleines bleues futures mamans.
boudiou...
et pourtant je connais ma chance...
lundi 3 novembre 2008
3ème cours de prépa à l’accouchement : et la lumière se fit sur le périnée.
C’est quand on me parlait d’épisiotomie en me disant « c’est normal, tout le monde y passe » ou « vaut mieux ça que se déchirer » que j’ai commencé à me renseigner.
Et donc, en découvrant en quoi consistait une épisiotomie, ben j’ai découvert l’existence du périnée.
Drôle de bestiole. Les planches anatomiques permettent d’avoir une idée de représentation mais ça reste encore très abstrait.
A quoi ça sert ? comment le sentir ? quel rôle dans ma vie de femme ? dans la grossesse ?

Et même les hommes en ont un :

Pour en revenir à l’épisiotomie, c’est purement et simplement une incision du périnée pour favoriser le passage du bébé. On vous découpe les muscles quoi. On comprend mieux les complications liées à cette pratique si la plus grande attention n’est pas apportée lors de cet acte.
La sage-femme nous dit que le travail de suture est un travail de haute couture, de la chirurgie esthétique en fait.

Pour vous faire une idée de cette pratique et mesurer le retard de la médecine française sur ce point là, vous pouvez faire un petit tour sur wikipédia.
J’ai donc découvert ce matin comment était goupillé ce satané périnée. Rien de tel qu’un spécialiste pour cela.
Les quelques idées que je retiens de ce cours sont les suivantes * :
- Le périnée est constitué de 3 bandes de muscles : le périnée superficiel (en forme de « 8 »), le périnée transverse (contre lequel la tête de bébé vient) et le périnée profond,
- la plupart des femmes n’utilisent que leur périnée superficiel, ce qui conduit au relâchement du périnée profond
- quand on tousse ou éternue on exerce une force vers le bas alors qu’on devrait créer une force vers le haut, qui aspirerait notre périnée (et donc plus de pb d’incontinence)
- les personnes âgées sont placées en maison car l’incontinence coûte trop cher (160 euros de couche par mois). Cette info me rend malade. On n’est pas éduqué quand on fait l’apprentissage de la propreté, donc on bousille petit à petit notre périnée faute de savoir l’utiliser correctement; et si on n’a pas eu la « chance » de rectifier le tir lors de notre grossesse, on se retrouve démunie et dépendante plus tard.
Je suis bien décidée à me renseigner correctement ; à me rééduquer et à transmettre ce savoir indispensable à mes enfants (garçon comme fille) et pourquoi si elles peuvent l’entendre à ma mère et mes grands-mères.
En fait, on se sert des muscles élévateurs de l’anus –des fessiers- pour se retenir (de faire pipi ou caca) au lieu de se servir du périnée profond, et quand on vieillit et que les fessiers ne sont plus ce qu’ils étaient, rien ne prend le relais (le périnée profond est trop relâche et inconnu pour la plupart des femmes) et c’est les fuites. Alors qu’en utilisant le périnée profond, il n’y aurait pas ce pb.
J’ai compris notamment l’importance de ne pas avoir le bassin en avant :
- pour éviter d’une part les douleurs lombaires
- mais aussi pour éviter que l’utérus bascule lui aussi vers l’avant et que donc le bébé se retrouve coincé vers l’avant, ne pouvant plus s’engager naturellement dans le « toboggan » lors de l’accouchement (et donc déclenchement etc.)
- que le rectum écrase l’utérus et la vessie, et provoque une descente d’organe (utérus ou vessie)
Alors, on la fait cette bascule du bassin !
Les chaussures à talon haut ou plat ne sont pas bons pour le périnée. 2,5cm est idéal.
La constipation viendrait visiblement de la suppression du réflexe de défécation (brisé avec les « je te mets au pot quand ça m’arrange et faut faire plaisir à maman et pousser »).
Et là, j’ai du mal à ne pas songer à ma grand-mère qui n’hésite pas à dire qu’elle est constipée et qui se vante d’avoir enseigné à ses enfants à faire caca à une heure très précise. Etonnant les problèmes 20 ans plus tard d’hémorroïdes de ses enfants non ?
C’est pas faute, on ne lui a pas enseigné, sinon elle aurait fait autrement.
Position aux toilettes : ne jamais pousser ou y aller sans avoir envie. Avoir les pieds sur un bottin ou un petit tabouret de sorte à avoir les genoux au dessus des hanches.
Poser les coudes sur les genoux –écartés- et se pencher en avant de façon à avoir le dos droit et étiré (ça étire l’ampoule rectale et rend le chemin tout droit).
Je pars dans toutes les directions, je le sens bien, 3h d’infos c’est dur à digérer ! J’ai peur de dire des bêtises en plus. D’avance excusez-moi pour les erreurs et le fouillis.
De toute manière si tout cela vous intéresse on retrouve les bonnes postures décrites pour éviter certaines douleurs et faciliter l’accouchement dans le livre « Bien être et maternité » de Bernadette de Gasquet.
J’ai demandé un bilan périnée (individuel) à ma sage-femme.
Mais avant cela (et il faut que je trouve le courage), je vais commencer le massage du périnée. Il y a un petit fascicule édité par Weleda qui explique comment procéder.
Cela permet de prendre conscience de son périnée, de l’assouplir pour l’arrivée de bébé et de se familiariser avec les sensations que l’on pourra ressentir lors de l’accouchement (quand la tête du bébé appuie sur les muscles élévateurs de l’anus ou sur le périnée transverse).
Pour télécharger le guide du massage : cliquez ici
* : attention, j’ai essayé de bien comprendre et retenir les infos, mais je ne suis pas du tout spécialiste donc restez critique !
mercredi 22 octobre 2008
Divers et variés
- j’ai vu mon nouvel gynéco, et ça devrait être le bon cette fois-ci ;-)
- mon nombril sort, c’est un fait avéré et indéniable
- l’haptonomie c’est bien
- les voyages en voiture c’est nul
Bon, pour étoffer un peu tout ça, entrons dans le détail.
J’ai rencontré avec mon cher et tendre le docteur M., conseillé par la sage-femme pour son respect des projets de naissance.
Alors, une perle comme ça, évidemment ça a 1h de retard! Heureusement qu’on a improvisé quelques courses au monoprix du coin pour patienter.
Physiquement, il ressemble à un banquier ou un assureur un peu austère. Mais on m’avait prévenu. Par contre, de par ses questions, j’ai senti qu’il était plus ouvert qu’il n’y paraissait.
Sur les 3 gynécos que nous avons consultés ensemble, c’est le seul à s’être aussi adressé à mon mari et a lui avoir demandé s’il avait des questions.
C’est aussi le seul médecin qui m’ait dit « merci » au moment où je lui tendais le chèque. Ca m’a fait tout bizarre ! C’est que je vais m’y habituer maintenant.
La petite grandit bien, trop peut-être puisque que j’aurai un utérus d’une taille de 2 semaines de plus.
C’est ballot, mais moi j’étais super contente quand il a dit ça ; je me disais « j’ai un beau bébé ! ».
Comme sur la balance, j’avais +6 kg à 2 semaines de la fin du 6ème mois (soit encore 2 semaines d’avance), il m’a envoyé direct chez la diététicienne !
En effet, pour estimer le poids total pris à la fin de la grossesse, on double celui de la fin du 6ème mois ; donc là, j’étais partie pour du (6+2) x 2=16 kg au total.
Vu ma taille (1,58m), ça aurait fait beaucoup. Pas catastrophique non plus mais autant limiter les dégâts.
Après l’examen, je lui ai quand même dit que je souhaitais, dans la mesure du possible, accoucher « en posture ». Il m’a dit que c’était tout à fait envisageable sur le côté ou à quatre pattes.
Me voilà donc rassurée. Je suis le cours de postures avec la sage-femme jeudi prochain ; ça rendra tout cela plus concret.
Chez la diététicienne, on a fait le bilan de mes repas sur une journée type et de ce qui y manquait. Des protéines évidemment, je le savais. Et trop de féculents, je m’en doutais. Et aussi des parts trop petites, ça c’était la surprise.
Elle m’a expliqué que pendant la grossesse, le corps était programmé pour grossir beaucoup plus vite que d’ordinaire. Par exemple un jus de fruit passera direct dans le sang… puis dans les fesses !
Donc, quand on faisait attention avant la grossesse, ben faut continuer pendant. Pas de bol, moi qui avais réhabilité le sandwich au kiri à 10h !
Enfin, maintenant, je serai sûre que le bébé ne manquera de rien et qu’il n’ira pas puiser dans mes réserves de vitamines ou de muscles (il en reste encore un peu ; grosso modo, juste de quoi tenir une brosse à dents).
Le we dernier, nous sommes montés à Avignon chez mes parents. C’était pas une distance énorme mais il faut 1h30 pour y aller et le retour a été éprouvant avec les secousses. Je sentais que j’étais toute contractée mais j’arrivais pas à me détendre. Résultat : la petite tapait drôlement fort et j’ai eu ma 1ère contraction dans la nuit.
Je me demandais comment c’était une contraction ; maintenant je sais, ça porte drôlement bien son nom ;-)
J’ai eu l’impression que l’utérus se recroquevillait sur lui-même ; rien à avoir avec l’état tendu habituel.
Bref, ça m’a fait réaliser que de tels trajets n’étaient plus envisageables.
Pour noël, faudra y aller en train (pas très pratique pour les cadeaux à amener et ramener) ou il faudra fractionner la distance avec des jours de repos entre.
Mais dans 2 mois, je ne sais absolument pas dans quel état je serais.
Je ne veux pas manquer noël…
Hier soir, nous avons de nouveau eu un beau moment d’émotion. Mon mari me disait qu’il la sentait bouger. Mais c’était pas les coups qu’il sentait, c’était vraiment elle. Il m’a fait poser ma main là où était la sienne et m’a dit d’appuyer un peu plus avec la paume.
Et j’ai senti le corps de ma fille.
Je ne sais pas si c’était un bout de pied, de coude ou autre, mais c’est le genre de contact que je n’oublierai jamais.
Elle nous réserve bien d’autres rencontres j’imagine.
Que ces 9 mois passent vite…
jeudi 9 octobre 2008
Quelques nouvelles
Voilà un mois que j’ai écrit mon dernier article.
Pas eu le temps de souffler avec le travail et c’est parti pour continuer donc il faudra que le retour au calme vienne de moi si je ne veux pas finir les derniers mois clouée au lit.
Ce 5ème mois a été super. Finie la fatigue des mois précédents ! Et bienvenue à la communication avec notre bébé.
Après des premières tentatives un peu timides, elle y va maintenant franchement. Je la sens bouger tout au long de la journée.
Ce qui était initialement des petits pas de fée s’est transformé en des sortes de muscles qui se détendent pour finalement devenir des coups distincts dans l’utérus.
Fanja, la sage-femme qui nous guide en haptonomie m’a expliqué pourquoi ces coups étaient moins agréables en après-midi qu’en soirée. C’est simplement que comme je suis concentrée au travail, mon utérus est contracté et les coups sont alors plus rudes. Alors qu’à la maison, je suis plus détendue et les coups sont amortis par un utérus plus souple.
Pour notre 2ème séance d’haptonomie, j’ai pu me détendre complètement pour la 1ère fois et sentir la différence que cela signifiait pour mon ventre. Il était tout mou alors qu’il est si tendu et dur d’habitude ! Et forcément, à l’intérieur notre petite fille sent la différence ; elle a plus de place pour se développer. Voilà une découverte !
Mon mari et Fanja plaçaient leurs mains sur mon ventre et le berçaient très doucement, tout en maintenant un contact avec moi et entre eux.
A un moment, j’ai senti que le bébé devait suivre le mouvement lui aussi car j’ai senti un poids tout doux sur le côté.
Fantastique non ?
Et c’est rien par rapport au moment magique que nous avons partagé dans la semaine.
On était détendus et on avait nos mains posées sur mon ventre ; on a senti tout à coup une pression qui venait de notre petite fille ! Rien que d’y repenser ça me chamboule. Elle était venue contre nous.
Vivement la prochaine séance d’haptonomie !
Sinon depuis 2 jours, j’ai franchi un nouveau cap : après le nombril qui s’ovalise, le voilà maintenant qui commence à sortir !
Y a trop de pression à l’intérieur…
Je me badigeonne copieusement le bidon tous les soirs avec de l’huile d’amande douce ; ça évite à la peau de tirer ou gratouiller.
Et pour rigoler voilà une photo de mon ventre avec le bout des orteils qui dépasse ;-)
Ce matin, j’ai lu un petit article sur carevox et les propriétés du colostrum, le lait sécrété par la maman les 1er jours après la naissance.
Ca convaincra du bénéfice de l’allaitement, a minima à la maternité.
mardi 9 septembre 2008
Accoucher naturellement à Marseille, Saint Joseph
C’était un peu la tempête à bord, elle se préparait à un voyage au Vietnam, l’agrément de son centre professionnel de formation, les ateliers de l’association et son cabinet de sage-femme.
J’ai donc attendu environ 1h ; heureusement elle m’avait donné de la lecture : un classeur A4 épais bourré de documents divers et variés sur la grossesse et l’accouchement. Et j’en suis venue à bout ;-)
Sur les murs de la salle d’attente, des posters illustrées joliment du Kâma-Sûtra : le ton est donné avec cette sage-femme spécialiste du périnée et sexologue !
Dans la salle de consultation, un mur couvert de schémas sur le périnée, ce fameux périnée, tabou et pourtant au centre de l’accouchement. Je ne me suis pas trompée d’adresse !
J’avais préparé mes deux pages de questions, on a discuté à bâtons rompus pendant 1h30.
Elle ne m’a pas caché qu’à moins d’être accouchée en privé (à Saint Joseph, il y a un étage public et un privé) par le docteur M. je n’avais que très peu de chance de m’approprier mon accouchement. J’ai effet un projet de naissance qui me tient beaucoup à cœur et qui passe par un accouchement « en posture », i.e. tout sauf la position gynéco pied sur l’étrier qui maximise contractions, difficultés d’expulsion et pressions sur la tête de bébé.
Je vais donc prendre rendez-vous avec cet obstétricien (à deux pas de chez nous en plus !), ainsi qu’avec un ostéopathe pour débloquer ma douleur type sciatique et sur le coccyx et un nutritionniste.
Je suivrai les cours de préparation à l’accouchement de Chantal, ils ont l’air denses (4h) et complets (elle nous transmettra tout ce qui faut savoir, contrairement à la plupart du corps médical). Et le papa sera présent et aura une place toute particulière, elle s’occupera de lui aussi !
Début des cours le mois prochain.
Je suis soulagée de me savoir en de bonnes mains, de ne plus avoir à me justifier, d’être comprise et de ne plus passer pour une extra-terrestre !
Je vais devenir une Baleine Bleue ! :-D
dimanche 7 septembre 2008
Sage-femme
Cette sage-femme est une spécialiste de la sexualité et du périnée, et elle pratiquait à l'hôpital Saint-Joseph où je vais accoucher. Je pense que ce sera une belle rencontre. Selon, je suivrais le reste des cours avec elle.
J'ai hâte d'être à ce soir; sans parler de jeudi matin où nous ferons notre 1ère séance d'haptonomie.
La suite bientôt...
mercredi 3 septembre 2008
"Le premier cri"
Hier soir nous avons regardé « Le premier cri », un tour du monde culturel de l’accouchement.
Nous avons vu l’inde, l’Afrique, l’Asie, l’Europe, la Sibérie, l’Amérique du sud et du nord. Que de femmes, de culture et d’histoires différentes !
Petit résumé :
Il y a eu une histoire triste d’une jeune femme qui accouchait par le siège dans le Sahara d’un bébé mort né.
La plus grande maternité du monde est vietnamienne, c’est accouchement en chaîne là-bas : 120 par jour !! Pas de place pour de l’humain là dedans ; les femmes ont perdu le droit de maitriser la venue au monde de leur enfant. Idem dans un hôpital en Sibérie, où une nomade avait été transportée par hélicoptère, sans sa famille.
Césarienne, pas de contact avec son enfant à la naissance. On lui a amené son bébé beaucoup plus tard, emmailloté étroitement dans un linge comme une momie. Dur de rétablir le lien ainsi.
Je ne m’appesantirai pas sur la 5ème femme (sur 10) d’un chef massaï qui accouchait de son 7ème enfant. La venue d’une fille était l’heureux symbole de bétail pour un futur mariage. En inde par contre, c’était l’assurance d’une vie encore plus difficile à cause de la dot à fournir.
La survie d’une famille ne devrait pas dépendre du sexe d’un enfant.
A côté de ça, heureusement il y a eu des accouchements plein d’émotions et de tendresse. Je savais qu’on pouvait accoucher dans l’eau ; je m’étais même renseigner pour pouvoir le faire (hélas, c’était trop loin de notre domicile), mais j’étais loin de me douter qu’on puisse accoucher avec des dauphins !
Les dauphins avec leur sonar émettent des ondes qui ont la propriété d’apaiser le bébé et la maman. Un accouchement en leur présence était filmé, ils étaient d’une délicatesse et attention incroyable.
Enfin, la conclusion de toutes les belles images de ce film, c’est qu’il faut faire confiance à notre corps de femme et ne laisser personne nous dire le contraire.
On a certainement besoin d’être aidée pour arriver à être détendue, confiante et sans appréhension lors de l’accouchement. Je suis fermement décidée à l’être ! et je saurai m’entourer pour y parvenir ;-)
